Marie CHARLES, Gestalt therapeute, Psychopraticienne, Superviseur et formatrice

Bonjour à vous,

Ces pages à venir ont pour objectif d’initier les réponses à vos questions sur les différents accompagnements que je pratique, le cadre de mes interventions, et l’écoute que je  propose afin d’entendre vos besoins, vos désirs, vos attentes  et de vous aider à y trouver un chemin.

Nous traversons depuis des mois une crise aux multiples dimensions qui sollicite nos capacités d’adaptation, d’ajustement, de protection de soi… et des autres : physiquement, affectivement, psychiquement. Il est probable que nous allions vers du mieux, lequel sera de toute façon empreint de choix difficiles et de contraintes multiples.
Je poursuis, en partie, mes activités. Toujours en distanciel pour le moment et toujours sur les axes que j’ai choisi de maintenir actifs.

Je continue les thérapies avec ceux qui ont besoin de clarifier leurs réflexions, de faire des choix engageants, d’être soutenus dans la mise œuvre de leurs projets, et qui, après un travail déjà long, sont en capacité – avec mon appui - de cheminer par eux-mêmes.

Je supervise les professionnels de l’accompagnement,  dans l’analyse de leur pratique, dans la mise en lumière des  résonances entre les thèmes traités  et leur propre histoire, dans l’exploration de leur contre-transfert, et donc  dans l’ouverture à de nouvelles perspectives. Nous y revisitons aussi  la théorie si nécessaire et surtout nous renforçons la construction de la posture du thérapeute.

Je poursuis mes activités de formatrice, avec un public curieux et soucieux de compléter son évolution personnelle avec un Savoir théorique thématique et un apprentissage au travers d’expérimentations.
Le Savoir vient alors compléter la connaissance de soi, amplifier le Savoir Être pour renforcer le Savoir Faire.

J'accompagne à la rédaction de mémoires professionnels de jeunes thérapeutes en cours de certification. L’objectif ici est de s’adapter aux besoins spécifiques de chacun, d’accompagner la définition du thème à traiter, d’en explorer les dimensions dans l’histoire personnelle et dans le parcours thérapeutique, tout en faisant des liens avec l’éclairage théorique Gestaltiste… ou autre.

 


Nouvelle prestation !

Aide à la rédaction de Mémoires

 

Le parcours de formation d’un thérapeute commence par la découverte de la théorie concernée et son assimilation. Dans un même temps l’expérimentation de cette théorie se fait dans le cadre de pratiques de groupe, l’apprentissage personnel des lectures rattachées, l’analyse de soi dans son environnement au regard de cette théorie.

Il se poursuit par la rédaction de « mémoires » lesquels font état du parcours de vie de la personne concernée, de sa compréhension de ce qui l’a  construit – ou pas – et qui a de toute façon conditionné son Etre au Monde et ses traits de personnalité.

Il est bien sûr nécessaire de démontrer en quoi la connaissance théorique a permis d’éclairer cette lecture de l’histoire, et combien l’assimilation va être utile pour clarifier le parcours fait, et pour le mettre au service des futurs accompagnés.

J’interviens, selon les besoins à différentes étapes de cette rédaction. J’assure avant toute chose le soutien actif émotionnel, intellectuel, psychique du rédacteur.

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L'édito d'Octobre 2021

« La violence, en s'épanouissant, produit un épi de malheur,
qui ne fournit qu'une moisson de larmes »
Eschyle

«Laisser du temps au temps...»
 

 © Crédit photo Marie CHARLES - Édito Octobre 2021

Pour cheminer de la culpabilité à la responsabilité, sans perdre le lien, en se respectant mutuellement, il nous faut du temps. Deux concepts imbriqués émotionnellement, culturellement, religieusement même, poids des règles anciennes autour de la faute, et du prix à payer. Sujet de société et individuel, vaste, subtil, toujours générateur de souffrance, de questionnements, de peurs et donc de choix faits et à faire.

Culpabilité de mes actes, affect des plus universels et des plus archaïques, expérience émotionnelle douloureuse, entre tensions et anxiété, mépris de soi et honte. Elle nous révèle combien nous nous sommes éloignés de nos valeurs. Elle est aussi un utile garde-fou, une émotion structurante, garante de notre conscience du bien et du mal. Pourtant notre ressenti à lui seul ne nous permet pas toujours de distinguer la culpabilité utile de son pendant destructeur. Et surtout il nous est difficile de savoir comment faire pour que cette traversée ne détruise pas les relations, nos liens et nos avenirs ?

© Crédit photo Marie CHARLES - Édito Octobre 2021Elle parle de nos failles et nous contraint à constater l’écart entre l’image de nous-même et notre réalité, à s’interroger sur le pourquoi. Le cercle vicieux qui en résulte emporte tout sur son passage : perte d'estime et de confiance en soi ajoutés au mépris envers soi-même, lequel entretient l’anxiété, le sentiment de solitude et d’isolement. Les promesses et les engagements, seront difficilement tenus sans une forte alliance avec le temps, la dévalorisation grondera en fond. La honte nourrie de la peur du rejet, de l’exclusion, renforcera le sentiment d’être indigne, inférieur, décevant. Elle nous donne envie de fuir, de dénier nos actes, d’éviter à toute force de regarder qui nous sommes dans notre simple humanité fragile, ce que nous faisons de nous-même, et ce que nous faisons endurer aux autres. Alors, pour soulager le poids de ces ressentis la tentation de rendre l’autre cause de tout et de rien, sera réflexe. Reproches et critiques vont s’amplifier justifiant tout : jugements, violences, maltraitance jusqu’à ce que, enfin, cet autre réagisse, s’effondre ou rejette. Complicité infernale, qui permet à chacun de vérifier son scénario originel : rejet ou abandon.

© Crédit photo Marie CHARLES - Édito Octobre 2021Il n’en reste pas moins que dans la relation cela va se jouer à deux. Cet autre devra-t-il sauver ou persécuter ? Sera-t-il un partenaire compréhensif , capable d’écouter, d’accepter, de comprendre avec empathie et bienveillance ? Il gérera ses frustrations, voire même se taira, ravalera sa colère et son chagrin, convaincu d’aider ainsi à un apaisement ? Ou sera-t-il celui /celle qui, par ses questions, ses doutes, sa douleur, empêche le déni, l’oubli, la cicatrisation. Deux souffrances face à face, qui, sans des mots posés, le respect de chacun, se réglera en duretés, violences et larmes.
Et si le chemin était une autre voie ? Celle de la responsabilité de nos actes, de ce qu’ils sont et font, qui exige de regarder ce qui est, de faire avec et de cheminer pas à pas pour muter, sans certitude, sans assurance. Ecouter notre culpabilité, reconnaître les faits et leurs causes, nos incapacités et nos dérapages, honnêtement. Chacun/chacune devra trouver l’espace pour dire sa réalité, son incompréhension, son impuissance et ses peurs, avec colère ou douceur, toujours avec respect. Accepter que cela prend du temps, pour tous, chacun à son rythme.

© Crédit photo Marie CHARLES - Édito Octobre 2021Chacun face à sa culpabilité va devoir trouver le sens de cette tempête, trier ce qui lui appartient, et accepter que nous faisons du mieux possible. La violence, la coupure, le déni n’y changeront rien. La capacité pour chacun de nous à reconnaitre sa responsabilité, à savoir délivrer l’autre de nos évitements et lui laisser la place de sa propre douleur, à retrouver de la bienveillance pour nous-même et de la tolérance pour l’autre, permettra de reconstruire des bases saines à la relation… nous pouvons le désirer et l’espérer. Chemin pour le pardon .. Par nous-même et par l’autre, de l’autre côté de cette traversée insécure de la vallées des larmes.

A bientôt.

Marie CHARLES

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