Bonjour à vous qui lisez ces lignes…

Marie Charles, Gestalt thérapeuteCe site a pour objectif de vous aider à faire votre choix, quel qu’il soit, en découvrant un peu de qui je suis, ma vision de la thérapie, et mes activités.

J’accompagne depuis plus de 20 ans maintenant ceux qui cherchent un apaisement et un sens à leur chemin de vie comme à la complexité de leur parcours.  Notre travail commun leur a souvent permis d’y voir plus clair et de faire des choix de vie, de trouver une estime de soi et de la confiance, de construire leur À venir.

J’amorce une étape importante de mon parcours. Le cabinet de Vanves a fermé ses portes, et se déplace partiellement sur Meudon.

  • Je cesse les thérapies au long cours, qui exigent une présence des deux parties, assidue, régulière, volontaire.

  • Je continue ponctuellement un travail thérapeutique avec ceux qui ont besoin de clarifier leurs réflexions, de faire des choix engageants, d’être soutenus dans la mise œuvre de leurs projets, et qui, après un travail déjà long, peuvent cheminer par eux-mêmes, avec mon appui.

  • Je supervise des professionnels,  dans l’analyse de leur pratique, dans la mise en lumière des  résonances entre les thèmes traités  et leur propre histoire, dans l’exploration de leur contre-transfert, et donc  dans l’ouverture à de nouvelles perspectives.
     
  • Je poursuis mes activités de formatrice, pour un public curieux et soucieux de compléter son évolution personnelle avec un Savoir théorique thématique et un apprentissage au travers de l’expérimentation.
     

Le Savoir vient alors compléter la connaissance de soi, amplifier le Savoir Être pour renforcer le Savoir Faire.

Bonne lecture et bonne découverte.

Marie CHARLES
Psychopraticienne certifiée, Gestalt Thérapeute, Superviseur et Formatrice
E-mail : mm.charles@free.fr - Tél : 06 80 92 88 30 - Exerce à Meudon (92190) 


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Février 2020

« Je n’aime pas ceux qui savent, j’aime ceux qui aiment. »
Christian Bobin – autoportrait au radiateur

« Je ne sais pas ... »


© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Février 2020

Je nous propose un temps de réflexion sur cette simple petite phrase que beaucoup d’entre vous m’entendent dire, afin de lui redonner place et sens. Je veux garder présente à moi cette conviction, remettre en questionnement mes certitudes qui s’avèrent n’être que des croyances qui évoluent au rythme du monde, de mes rencontres, de mon parcours. Douter exige de prendre le temps de penser sa vie, et contribue à révéler un nouvel avenir, à chaque fois.

C’est souvent un moment inconfortable, qui amène du mal-être, des peurs, ouvre la porte à des questions sur notre valeur, notre place, notre légitimité. Il peut nous être plus facile, ou moins dérangeant, de continuer à agir, remplir nos plannings, répondre aux attentes, aux besoins, aux demandes des autres ou à nos propres exigences impatientes, au risque de se perdre, voire de ne jamais vraiment se rencontrer. Le temps s’accélère, et notre environnement nous sollicite sans cesse, de plus en plus vite… Et, ces quelques instants de silence, de repli, ne seraient-ils pas la plus grande marque d’attention à nous-même, de soin de soi, donc au profit des autres, justement ? Ce peut-être un temps de tri, de choix, souvent de constats, tant de nos forces que de nos fragilités, pertes, ratages, ombres de toutes sortes. C’est aussi le moment de reconnaître nos actes, de reprendre notre part de responsabilité dans les évènements que nous avons à vivre, de nommer pour apaiser, de tisser et de nourrir les relations qui nous sont chères.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Février 2020Dans mes propres « je ne sais pas » il y a les germes du « je vais savoir » qui émergent. Les étapes de vie nous font évoluer, les choix de changement nous obligent à créer du nouveau, quel qu’il soit. Et ils viennent bousculer, déstabiliser parfois, comme soumis que nous sommes aux souffles du vent, sans possible contrôle de ce qui va effectivement naître alors.
Avec les « je ne sais pas » que je vous propose lors de nos rencontres, je vois combien – même si votre pensée le sait, votre coeur est alors surpris, dérangé, déçu parfois. Pourtant ces petits mots contiennent alors tout l’engagement que je mets à vous permettre de créer votre avenir Il y a là l’espace, la profondeur, le respect de votre capacité à vous définir. J’y vois alors la promesse de vos « je sais » qui vont apparaître, se refléter dans ce vide, se construire et s’épanouir ensuite, en vous.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Février 2020Je ne sais pas, et, je fais - encore et toujours - confiance au processus en marche, pour vous comme pour moi. Nos « je sais » se tissent de nos découvertes, de notre estime en constante évolution, de l’accueil aimant et bienveillant de nous-même et des autres. Ils se brodent des nuances de chacun, de nos spécificités et de nos couleurs. Ils se défont parfois avec nos peines, nos colères et nos rancoeurs, puis se reconstruisent au travers de nos traversées courageuses, tenaces et valeureuses. Un constant recommencement, un cercle vertueux qui évolue avec ce qui a été et ce qui est, comme les vagues sur la plage redessinent le paysage et l’horizon.

Quel serait votre élixir d’Être au monde, de quoi serait-il fait ? De la conscience, sans aucun doute, des limites de notre pouvoir au profit de la force de notre puissance, d’une pointe d’humilité avec l’acceptation de notre condition sans pour
autant basculer dans la mésestime, l’impuissance, le dénigrement. Simplement avoir foi dans ce que nous avons découvert de nous, savoir que cela mérite d’être sans cesse revisité puis renforcé des acquis nouveaux, et oeuvrer pour garder sa juste place dans le respect de ce que chacun de nous a comme mission de vie à mener, parfois différente de ce que nous croyons savoir.

Alors bonne route sur ce chemin de simplicité Sage.

Marie CHARLES

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